mercredi, décembre 12

Yafo



J'aime cette ville.

lundi, décembre 10

Erets Israël


T'es en piteux état, petit pays.

mercredi, octobre 17

Montée des usines, les Riaux


Plus d'usines, là-bas, ou si peu.
Une vieille qui marche à l'ombre d'un mur décrépit.
C'est tout en haut des Riaux, on ne peut pas aller plus haut.
C'est là qu'elle habite, la vieille.

Hôtels marseillais (suite)

Situés dans le centre, entre Belsunce et la Plaine.

samedi, septembre 29

vendredi, septembre 28

Le Sexe Libre


Jackie et M. LaNight, un couple qui pratique le sexe libre

mercredi, septembre 19

Hotel Massilia

Une bière deux bières pour manger ce soir avant le train pour Paris ville propre ville droite ville froide comme un parking souterrain niveau -3 et derniers moments avec Polnareff dans un PMU d'avant-gare et France Bleu à plein volume;
Smoke, guy, smoke et porte ta malette à l'épaule, jeune avocat, beau gosse un peu Vieille France, juif de bonne famille, style désuet dans les rues jonchées d'ordures, bientôt les rats sortiront, et les putes aussi, comme celle-ci, qui attendra deux minutes sur le perron d'un hôtel miteux du centre ville, fumera une demi-cigarette, et montera dans ce taxi Mercedes blanc pour le Prado, Borély ou le Jarret, et paiera en nature, comme à l'accoutumée, le lendemain - un jour sur deux, c'est la règle entre eux.
Perruque blonde, robe blanche courte et moulante, dessous noirs apparents.
Europe de l'Est.
Retour à six heures du matin, elle se lèvera à quatorze, et comatera, dAligner à gaucheébile, devant un immense écran plat, dans le salon détente de son hôtel.
L'hôtel Massilia.


La tricoteuse du Bordeaux-Marseille



Champs de tabac.
Jachères.
Bouleaux. Garonne.
Moi dans un train pour la mer la bleue la vraie.
(...)
Et elle.
Qui tricote.
Dans un Teoz.

mercredi, août 8

Définitif


Les blogs, c'est nul.

mardi, juillet 3

La clope



Il faut bien faire le clown pour vivre

dimanche, juillet 1

Mariage


Ce jour est noir comme le prêtre
Un linceul pend car c'est la mort
De cet amour que vous connûtes
Lorsque sa robe était plus courte


jeudi, juin 28

Elle et moi



Un coin de rue
Une enfant
Elle
Très belle
Quelque part dans la ville
Elle et moi
Un jardin
Tranquille
Un regard
Une étreinte
Un frisson
Des yeux qui se lèvent
Une larme qui coule
Doucement
Sur sa joue
La douceur de ses lèvres
Elle et moi
(...)
Max Berlin, 1978

Importação/Exportação


Migrations de populations et transferts de marchandises.

Petits mecs et petites gadjis de Porto


Les voilà, les petits mecs de Porto, qui courent pour le FC et qui emballent les meufs frente ao Ponte Luiz, à 4 heures de la nuit de la São João, rien à foutre des marteles et des sardinhas, eux ils portent le survet dragão et ils chopent en emmerdant Gaia-en-face avec ses barcos, ses tonneaux et ses entrepôts de Tawny. Foda-se.

Sans titre

Manuel de Matosinhos


"Je pense beaucoup"
Manuel a été pêcheur et ouvrier ; aujourd'hui il pense.

mardi, juin 5

Ce n'est pas Ingrid Caven




Boulet de Damoclès? Auréole apostolique? Casque de séchage? Machine à lobotomiser les cerveaux UMP?

samedi, juin 2

Le Gitan Fier




Propriété, propriété...
Oui mais bon alors roulotte villa datcha ou deux-pièces-cuisine?
Le Gitan Fier, lui, pose devant un Algeco tout équipé, avec une légère solennité, et, pas humble pour un sou, il flambe. Il a des fausses Ray-Ban qu'il a achetées 9€ aux Puces de Clignancourt

mercredi, mai 9

Hotel des Gens de Mer, Lorient




La chambre 209 de l'hôtel des Gens de Mer donne sur l'entreprise de mareyage Lechat-Marée.
Pas loin, chez Finette (l'institution), aux heures d'ouverture (4h45-19h), des crieurs bottés boivent des demis.

lundi, avril 9

Transit




Sur le pont d'un cargo en provenance de Durrës, un jour d'avril, en pleine Adriatique.
Ivre de soleil, Marenglen - pour Marx, Engels et Lénine - n'a même pas pensé à se cacher à fond de cale.
Au port de Brindisi, on lui demandera: "Dove vai?", ce à quoi il répondra simplement, avec son fort accent guègue: "Transit"

Réseau filaire albanais


Tout ça sans noeuds.

Carte du restaurant Axhensia, Pogradec, Albanie

vendredi, mars 23

La Nuit et l'Argent




J’ai pas de francs, il faut que je monte chercher des francs, j’en ai plus, des francs, des euros, toute cette monnaie, qu’il me faut pour boire un peu, ce soir, juste un peu, trois fois rien, de quoi me souvenir, un peu, alors je dois monter, mais pas longtemps, cinq minutes, dix tout au plus, le temps que je trouve des francs, des euros, à moins que tu me les avances, toi, ces euros, ces francs, oh, pas grand chose, juste de quoi boire un peu, un dernier verre, trois fois rien, quelques pièces, ou billets, peu importe, du moment qu’il y a un verre au bout, sinon je monte, tu sais, ça ne fait rien, je peux monter, j’en ai pour cinq minutes, pas plus, ou bien à peine, j’habite juste là, je cherche un peu chez moi, dans un coin, sur une table, sous un lit, je trouve, je prends de quoi payer un verre, non deux, tiens tu vois je t’invite, ça te dit ? Allez ! je t’invite, voilà, très bien, on boit un verre à ta santé, à la mienne, cinq minutes tu vois, c’est rien, ou peut-être un peu plus, mais alors dix c’est le grand maximum, ou alors tu m’avances, un verre ou deux, tu vois, pas grand chose, de quoi tenir un peu, ce soir, me souvenir, te raconter un peu de tout, ça sert à ça, le vin, les derniers verres, tu sais, on se raconte nos vies, on cause, on parle dix minutes, pas plus, juste de quoi partager un peu, comme on partagerait un banc dans un square, quelques minutes, un soir d’été, avant de rentrer chez soi, et bien là on partagerait nos souvenirs autour d’un verre, ou deux, avant de rentrer, juste de quoi tenir, de quoi parler, mais alors il faut que je monte, tu m’attends dix minutes ou un petit quart d’heure, vraiment pas plus, le temps de trouver ma porte, mon étage, mes francs, mes euros, mes clés, mon manteau, je redescends, on boit un verre ou deux, ensemble, on se raconte nos vies, depuis hier, ou une semaine, ou un mois, ou un an, et tu commenceras si tu veux, puis ce sera mon tour, mais pour ça je dois monter, car j’ai plus d’argent ici sur moi (...)

jeudi, février 22

Closed road, Riversdale


I got the power, man, if I want I can close this road during many hours and many days and many months cause I got the power and I'm dancing in front of you and you see my light? Do you see it? And do you see my roadsign? And do you see these blocks? All on your way! All closed! Closed for you man! And if I want, I'll let you go tomorrow, or in five minutes, or next week, you know that? Cause I got the power, the power of the lights and the blocks and the roadsigns and you're under control, man.

mercredi, janvier 31

Préjugés

Dès le début ce mec je l'ai pas aimé.
D'abord il avait cassé ma touche Sol la plus grave en frappant dessus à l'aide d'un petit marteau brise-glace, et puis il m'avait pris trois bières dans mon frigo, comme ça, cash, sans rien demander. Des Duvel, sa race.
Puis en plus, il a une tête bizarre avec son bonnet.
A mon avis, ce gars-là, il est pas net, il doit pas vraiment travailler, ou bien un boulot pas fameux, guère avouable quoi, du genre entraîneur dans un bar à putes, ou fraiseur. Ou mouleur.
Ou même sportif. Sportif de haut niveau. Cycliste sûrement. Il se drogue de toute façon, c'est sûr.
En tout cas, je sais pas comment il s'est retrouvé chez moi, mais ça m'a pas plu.
C'est sûrement ma voisine la bonnasse qui me l'a ramené, elle me ramène toujours des mecs le soir, tard, elle croit que je suis gay, j'ai jamais osé lui dire que non.
Je sais pas où elle les trouve, ces mecs, mais ils sont toujours à moitié dingues.
Ben lui c'était le cas.
On a pas plus tôt fini de baiser qu'il me demande si j'ai de la tune pour qu'il s'achète un CD (alors que le Virgin Barbès il ferme à 21h)
Le dernier des Kooks.
Je lui ai dit non.
Et je lui ai éclaté sa face de drogué contre le mur de ma chambre.
Le mur de ma chambre il est tout blanc, avec un poster de la Chine dessus.

samedi, janvier 20

Fils





Moi j'aime les noeuds

Les folles soirées de Jean-Carlos



Hurlantes de vérité, les folles soirées de Jean-Carlos éclateront peut-être un jour à la face du Grand Public